Mozambique

Entre l'océan Indien et une terre rouge battue par le soleil, le Mozambique dévoile un monde authentique, loin des routes connues. Des plaines de bush piquetées d'acacias, des villages traditionnels animés par des marchés colorés, des îles enveloppées de mystère, des côtes infinies bordées par des eaux limpides, des villes où résonne encore l'empreinte coloniale, et Maputo, capitale vibrante aux influences portugaises... Ici, les paysages se succèdent avec une douceur sauvage, imprégnés de parfums tropicaux et de traditions séculaires.
Explorer le Mozambique, c'est sentir le souffle des grands espaces, observer la vie qui s'écoule au rythme de la mer et des communautés côtières, et plonger dans une culture chaleureuse, métissée, profondément attachée à ses racines. Que ce soit en parcourant les régions rurales, en longeant les plages immaculées ou en s'aventurant sur les pistes qui serpentent entre dunes et mangroves, le pays offre une aventure hors des sentiers battus, faite de rencontres sincères et de panoramas saisissants.
Et puis, il y a Vilanculos, joyau du littoral, où le sable ocre contraste avec les lagons d'un bleu irréel. De là s'étend le somptueux archipel de Bazaruto, ses îles de dunes dorées, ses récifs préservés, ses eaux turquoise peuplées de poissons multicolores et de dugongs mystérieux. Un sanctuaire marin unique, un paradis tropical où le temps semble suspendu. Entre baignades, navigations en dhow et explorations des fonds marins, c'est un autre monde qui s'offre aux voyageurs.
Plus qu'un simple voyage, le Mozambique est une invitation à ressentir, à contempler, à s'émerveiller. Une terre où chaque instant révèle une beauté subtile. Laissez-vous porter... Le Mozambique n'attend plus que vous.

 Mozambique

Repères

Population

33,6 millions d’habitants.

Superficie

785 000 km2.

Capitale

Maputo.

Ville principale

Maputo.

Point culminant

mont Binga (2 436 m).

Langue officielle

portugais.

Religions

chrétiens (56 %), islam (16 %), sans religion (21 %).

Décalage horaire

par rapport à la France, une heure de plus de novembre à mars, même heure d’avril à octobre. UTC/GMT : + 2 h.

Géographie

Le Mozambique est limitrophe de la Tanzanie, du Malawi, de la Zambie, du Zimbabwe, de l'Afrique du Sud et du Swaziland. Il est bordé d'un littoral de plus de 2 000 km sur l'océan Indien. C'est le pays des savanes coupées par des fleuves descendant des plateaux s'étageant entre 200 et 1 000 m d'altitude.
Les cours d'eau, rares au sud, se multiplient dans le nord, avec chutes et rapides à la descente des hautes terres. Deux ont une importance particulière : le Limpopo et le Zambèze, très abondants et chargés d'alluvions.

Climat

Grâce aux influences conjuguées de la mousson de l'été austral venue du nord-est et du courant chaud du Mozambique, le pays connaît un climat de type tropical avec une saison des pluies de novembre à mars. Les précipitations sont plus fortes sur le littoral, dans le Nord et sur les hauteurs.
La saison sèche, de mai à octobre, au cours de laquelle souffle l'alizé du sud-est, avec un temps plus sec et plus frais, est la saison idéale pour voyager dans le pays ; elle s'allonge et s'intensifie vers le sud.

Bon à savoir

Informations pratiques

Epa !
Cette interjection est utilisée pour ponctuer une phrase, voire toutes les phrases d'une conversation. " Epa t'as pas fait ça ? ", " Epa c'est vraiment une belle fille ", " Epa je pense que j'irai vers 8h ", " Epa il y a trop de bruit ici ", etc. " Epa " exprime l'étonnement, la déception, la curiosité, la joie... tout dépend de la tonalité qu'on lui donne.

La gastronomie
Grâce au mélange d’influences africaines, indiennes et portugaises, la cuisine mozambicaine se révèle particulièrement savoureuse et diversifiée : fruits de mer, - avec ses crevettes (camaroes) servies fendues en deux, grillées et relevées au piment (piri-piri), ses calamars (lulas), ses langoustes (lagostas) ou son poisson frais -, ses viandes - goûtez le poulet mariné dans du citron avec de l’ail et du piment, arrosé d’eau de coco avant d’être grillé ou la picanha, des aiguillettes de rumsteck grillées -. Les carils (currys) de crevettes ou de poulet ont aussi largement leur place dans les restaurants.
Les plats vraiment traditionnels sont la xima, une purée faite à partir de farine de manioc, très compacte et la matapa, un plat à base de feuilles écrasées, de cacahuètes et de crevettes.
Vous verrez souvent des Mozambicains devant leur échoppe, une bière à la main. Les deux bières locales sont la Laurentina et la 2M, blondes, légères et savoureuses. Venue du Brésil, la caïpirinha fait office de cocktail national. Et les repas se terminent souvent par un galao portugais, un café long adouci avec du lait.

Les lojas
sont ces petites boutiques souvent tenues par des Indiens, que l'on trouve partout et qui vendent de tout. C'est le lieu d'approvisionnement le plus commun pour tout ce qui est autre que produits frais.
 
Le chapa
C'est le nom donné à tous ces minibus, généralement blancs, qui fourmillent dans les villes. Autorisés à charger environ quinze personnes, ils sont capables d'en faire monter beaucoup plus. Pas chers, ce sont les transports publics les plus populaires, ils effectuent les trajets au sein des villes mais aussi entre elles, et deviennent des pick-up dans les régions où les routes ne permettent pas un accès aux véhicules normaux.

Le dhow
Petit voilier rapide, dont l'arrière est surélevé et l'avant effilé, gréé avec une voile triangulaire, il est utilisé par les pêcheurs mozambicains et peut être utilisé comme moyen de transport pour visiter les îles proches du rivage.

le djudju
La sorcellerie est partout ; elle s'appelle djudju aux alentours de Lichinga, mais est dotée d'autant de noms qu'il y a de langues au Mozambique - beaucoup. Le djudju, c'est le sort que certaines personnes mal intentionnées jettent sur les meticais destinés à être échangés contre les dollars des touristes. D'où le danger de changer son argent dans la rue, il peut avoir été ensorcelé ! La sorcellerie la plus célèbre se trouve dans la province de Nampula ; c'est celle des femmes qui envoûtent leur mari ou amant, maudissent la maîtresse de leur cher et tendre, manipulent l'homme convoité...

Les curandeiros
Médecins traditionnels, ils ont chacun leur méthode pour soulager les patients et chasser les mauvais esprits, et sont parfois les seuls à exercer dans les villages. Ils bénéficient souvent d’une plus grande écoute que les médecins formés à la médecine occidentale. Il leur semble ainsi plus important de déjouer la mauvaise action des feticheiros, les ensorceleurs, en contrant leurs sortilèges et envoûtements, ils peuvent alors suivre les recommandations des profeitas, les devins qui sont en contact avec le monde des esprits.

Le mussiro
Le mussiro est un bois très clair et assez lourd, exploité exclusivement par les femmes Macua dans le nord. Le bois, réduit en poudre, mélangé à de l'eau, est ensuite appliqué sur le visage, formant un masque blanc. A la base, il sert de protection solaire aux femmes qui passent leurs journées dans les champs. Mais il est aussi un cosmétique censé embellir la peau. Parfois, les plus jeunes imitent leur mère en portant le masque.

L'artisanat
se confond parfois avec l’art, lorsqu’il s’agit des sculptures en bois makondes. Dans le Sud, en particulier, on trouve les pshikelekedanas, des figurines, animaux stylisés (hippopotames, crocodiles, oiseaux, éléphants) ou petits ustensiles, taillés dans un bois léger au canif. Les batiks sont aussi répandus, comme les capulanas, ces tissus colorés que les femmes nouent autour de leur taille. A Pemba, les travaux d’orfèvrerie, faits à partir de métal recueilli de pièces de monnaie sont exceptionnels. Les techniques utilisées sont transmises de génération en génération.

Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Prévoyez un adaptateur pour les prises électriques.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Prévoir une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.
Nous vous conseillons d'emporter des jumelles d'approche pour admirer la faune dans les parcs, ainsi qu'un téléobjectif si vous en possédez un.

Quelques mots utiles
Apprendre quelques mots-clés vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de faciliter vos échanges avec les populations rencontrées. N'hésitez pas à utiliser les expressions ci-dessous.
Oui / non : sim / não
Bonjour : muito, Bom dia
Au revoir : adeus (long terme), até logo (court terme)
S'il vous plaît : por favor / se faz favor
Merci : obrigado (masc.), obrigada (fem.)
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer... Votre voyage n'en sera que plus riche ! Et puis souriez, c'est souvent le meilleur moyen d'avoir de bons contacts !

Tourisme responsable

Le respect des us et coutumes

On dénombre plus de 30 groupes ethniques ; parmi eux, 4 principaux :
— les Macuas se répartissent dans les provinces de Cabo Delgado, Niassa et Nampula ;
— les Tsongas (ou Changanas), descendants des Bantous, sont surtout au sud ;
— les Carangas sont présents dans les provinces de Sofala et de Manica, entre les fleuves Save et Zambèze ;
— les Nhanjas occupent tout le nord-ouest du pays et la plus grande partie de la vallée du Zambèze et de la province de Niassa.
La côte nord est habitée par les  musulmans. Les catholiques sont surtout répartis au centre et au au sud. Plusieurs formes de protestantisme sont pratiquées. Environ la moitié de la population adhère à des religions traditionnelles et animistes, ce qui ne rend pas pour autant incompatible la pratique des religions monothéistes.
Au Mozambique, vous serez sûrement bien accueillis en tant qu’"étranger". S’ils ne le font pas en premier, n’hésitez pas à les saluer dans la rue d’un "Bom Dia" le matin, "Boa tarde" l’après-midi et "Boa noite" le soir !

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

La préservation de l'environnement

La faune est très variée sur terre, en mer et dans les airs ! Une trentaine d'espèces d'oiseaux est répertoriée, de la mouette au colibri, en passant par le corbeau ou le héron. Le pays abrite buffles, éléphants, lions, léopards, guépards, hippopotames, antilopes, tortues, singes, etc. Les fonds marins regorgent de langoustes, de crevettes, de crabes, de poulpes, de requins, de thons et de sardines. La réserve naturelle de Bazaruto au large des côtes est bien connu pour ses oiseaux exotiques, ses récifs coralliens, ses dauphins, tortues marines et ses dugongs.
La flore varie en fonction du climat. La mangrove domine le long du littoral avec les cocotiers et les palétuviers. Au nord-ouest, pousse une forêt de type équatorial. Au sud, la savane s'étend sur des centaines de kilomètres.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :

— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. 
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.
 
Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Vous pouvez participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en versant le montant de la compensation des émissions de CO2 liées à votre vol sur le site du GERES : http://www.co2solidaire.org/fr/component/hob_co2/?view=calculateur.
A titre d'exemple, voici le montant de la compensation pour un vol aller et retour vers le Mozambique : Paris - Mputo, 91 €.